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Écrit par Marc Uhry
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Lundi, 18 Août 2008 16:09 |
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En principe, les acteurs de la solidarité partent de la confrontation aux difficultés sociales pour élaborer leurs projets, en co-production avec les autorités locales. Elles recherchent la cohérence des actions, adossée à une optimisation des compétences internes. En même temps, le secteur solidaire se veut éclaireur d'enjeux, un "service recherche et développement" des politiques publiques et un observateur minutieux du respect des valeurs fondamentales de la République.
Mais depuis vingt ans la commande publique s'est progressivement rigidifiée. Transparence des finances, du choix des prestataires, variété des interlocuteurs, crainte des recours de tiers : pour des motifs louables, les collectivités ont développé des mécanismes d'appels d'offre, de plus en plus fermés, donc tournés vers le moins-disant. L'incantation exagérée à la Loi Sapin, au code des marchés publics et à l'encadrement européen ont réduit le dialogue entre commande publique et services de solidarité à la portion congrue de la prestation de service.
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